Ces dernières semaines, le scandale Veviba a mis en lumières les failles d’un système. Un système qui concentre toute une filière entre les mains de quelques gros groupes, ouvrant la porte à tous les excès, en ce compris la fraude fiscale et sanitaire. Un système dans lequel le pouvoir public a joué un rôle puisque la Wallonie a sorti 8 Millions d’euros en prêts via la SOGEPA et des primes à l’investissement pour soutenir le groupe Verbist.

Entendons-nous, il est normal que l’argent public serve à soutenir le secteur économique. Ce qui n’est pas normal, c’est de favoriser la concentration industrielle, au détriment des autres formes d’élevage ou de transformation.
Ce que nous pointons du doigt, c’est l’orientation prise depuis des années en Wallonie : celui de soutenir un système agro-industriel qui maximise le profit d’un groupe privé. De notre point de vue, il faut soutenir une filière de qualité qui serait aux mains des éleveurs et des artisans bouchers pour le bien des consommateurs. L’actualité nous donne raison.

Les récents événements montrent clairement la nécessité de circuits courts, dans lesquels le consommateur se retrouve et peut identifier ce qui aboutit, in fine, dans son assiette et évite une concurrence déloyale de groupes qui monopolisent le marché aux détriments des petits producteurs et transformateurs. Il faut repenser le système.

Afin d’y voir plus clair dans les aides publiques accordées au secteur en Wallonie, Ecolo a demandé les montants détaillés de ces aides ainsi que de celles accordées au circuits courts afin de pouvoir les comparer.

Pour aller plus loin, rendez-vous sur ecolo.be.

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