Bien vieillir en Brabant wallon

La situation

 

L’âge moyen de la population en Brabant wallon est de 41,3 ans, ce qui est légèrement plus que la moyenne wallonne qui est de 41,1 ans. 18 % de la Population du Brabant wallon a plus de 65 ans et 24 % a moins de 20 ans. Certaines communes sont dites « vieillissantes » : il s’agit principalement de Nivelles, Waterloo, La Hulpe, Lasne, Rixensart et Wavre ; communes dans lesquelles les seniors représentent au moins 20 % de la population. Inversement certaines communes sont dites « jeunes ». Chastre et Walhain accueillent plus de 27 % de jeunes (et moins de 15 % de seniors). Ramillies et Mont-Saint-Guibert comptent encore plus de 26 % de jeunes (et moins de 16 % de seniors).

La génération du Baby-boom des années 1946-1964 est en train d’atteindre l’âge de 65 ans et de prendre progressivement sa pension. Cette année, ce sont les personnes nées en 1953 qui prendront leur pension. On s’attend donc immédiatement à une augmentation de la tranche des +65 ans dans la population, et d’ici 8 ans, au début de l’augmentation du volume des +de 80 ans.

 

Les maisons de repos

 

Le Brabant wallon a un taux de couverture supérieur à la moyenne wallonne. Mais cette moyenne est insuffisante pour couvrir les besoins.

On dénombre 52 établissements et 5.070 lits selon la Province : 90 % en maison de repos et en maison de repos et de soin, 8,5 % en résidence-service et 1,5 % en Centre de jour.

La formule Centre de jour gagnerait à être développée :

  • Elle permettrait aux personnes âgées de rester plus longtemps à leur domicile, pour une meilleure qualité de vie.
  • Ce type de formule est moins coûteuse que de l’hébergement.

Les structures d’accueil des personnes âgées sont gérées par trois secteurs d’activités à savoir le public, l’associatif et le commercial ; ce dernier pratiquant une tarification nettement plus élevée. En Brabant wallon, 65 % des places d’accueil sont gérées par le secteur commercial, 24 % par le secteur public et seulement 11 % par le secteur associatif.

  • Dès lors, les pouvoirs publics doivent s’engager et construire des maisons de repos, pour assurer leur accessibilité financière à tous.

A côté du maintien à domicile et des maisons de repos, étant donné la diversité des besoins et leur évolution selon les étapes de la vie, une diversité la plus large possible de solutions doit être mise sur pied.

  • Le maintien à domicile doit s’accompagner de services sociaux de qualité, à savoir les services d’aides familiales, les services de coordination (comme l’asbl CADo), les services d’aides ménagères (titres-services), la télévigilance, les repas à domicile et bien sûr, le développement et l’ accessibilité des services de santé :kinés, infirmières, médecins généralistes, …
    Les maisons de repos doivent constituer des lieux de vie agréables où les aînés peuvent utiliser pleinement leur capacités. (Dans cette optique, le modèle « Tubbe » encouragé par la Fondation Roi Baudouin est à promouvoir dans les institutions existantes et nouvelles).
    Les solutions diversifiées et innovantes doivent être encouragées comme les résidences-services, l’habitat kangourou, l’habitat groupé intergénérationnel, les centres d’accueil de jour, les centres de soins de jour.

 

Crédit photo: CC : Tiago Muraro on Unsplash

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