Lundi 23 novembre, le ministre bruxellois de l’Environnement, Alain Maron, a annoncé que la Région bruxelloise avait l’intention d’acheter dans les mois et les années à venir des terres agricoles dans les Brabants wallon et flamand.

Cette communication a provoqué beaucoup de réactions, comme le fut d’ailleurs l’annonce par le groupe Colruyt de sa volonté d’acheter des terres en Wallonie. Amenant Alain Maron à présenter ses excuses et réaffirmer son soutien au monde agricole : « Je ne veux évidemment porter aucun préjudice à toutes les actrices et tous les acteurs qui s’engagent pour le droit à l’alimentation de qualité, à Bruxelles mais aussi en Wallonie et en Flandre.Notre politique est de les soutenir ».

Il a dès lors tenu à clarifier sa stratégie « GoodFood »: « Les acquisitions foncières n’existeront que si elles font sens pour les porteurs de projets et dans un cadre de concertation et de réponse à des besoins. Il ne peut évidemment pas être question de concurrence entre Régions mais, au contraire de l’établissement de stratégies gagnant-gagnant; ça a toujours été notre volonté, mais ça mérite d’être tout à fait explicité ».

Précisons que la priorité de cette politique reste l’acquisition de terres sur le territoire bruxellois et exceptionnellement de terres le long de la frontière qui « débordent » en dehors mais jamais en plein milieu du territoire d’une des deux autres provinces.

« L’objectif est de nouer des relations entre producteurs et distributeurs et de développer toutes les opportunités de circuits-courts qui se présenteraient et non pas d’acheter des terres à tout va ou d’augmenter la spéculation foncière en achetant au prix fort des terres agricoles » souligne Hélène Ryckmans, députée au Parlement wallon. Ces relations sont fortes entre les consommateurs bruxellois et les producteurs wallons qui ont aussi développé leur circuit de distribution dans la capitale. « Les terres éventuellement achetées par Bruxelles resteront à destination de l’agriculture durable et ce sont donc les agriculteurs locaux qui en profiteront » a-t-elle ajouté. Et les projets de ceintures alimentaires se construisent un peu partout avec fruit.

Rappelons que cette politique s’intègre dans une large stratégie en faveur des circuits-courts, de l’alimentation durable et de la création de partenariats inscrite dans l’accord de majorité bruxellois. Le processus de co-construction de cette stratégie avec tous les acteurs du secteur alimentaire se déroulera tout au long de l’année 2021 pour aboutir au début de l’année 2022. Elle se construira aussi en phase avec les projets d’alimentation durable qui seront soutenus par la Wallonie. La Région vient en effet de mettre en place le Conseil wallon de l’alimentation durable et de clôturer un vaste appel à projet pour soutenir ces initiatives.

Ecolo Brabant wallon s’inscrit pleinement dans cette stratégie et dans les processus de concertation avec les acteurs de terrain et les différents niveaux de pouvoirs.

Personnes de contact :
• Hélène Ryckmans, députée au parlement wallon : 0498/12.22.45
• Régionale Ecolo BW : 0476/85.33.13

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